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Roquios ou navibus

         Beaucoup de mouvements avec les  "roquios " de l'époque de notre grand-père .

 En plus le réseau des messageries de l'Ouest avec les " Abeilles " fait depuis 1876 le parcours Nantes et Le Pellerin . Les arrêts en sont Le Pellerin, Couéron, Indret, Basse-indre, Haute Indre, la Roche Maurice  et le quai de la Fosse à Nantes . Ils sortent tous des " Ateliers et Chantiers de Bretagne ", et fonctionnent à vapeur et à hélices.

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  C'est " le bon coin  " et c'est presque " gratuit "  pour naviguer car depuis 1822, il existe aussi  un service régulier et journalier  entre Paimboeuf, Saint Nazaire et Nantes avec  le vapeur " La Loire ",  puis un autre appelé  "Le  Courrier ", puis finalement deux autres vers 1830 appelés " Le  Parisien " et  " La Parisienne " . Une liaison de bateau comme un bac existe également entre Paimboeuf et St Nazaire dont le " Saint Brévin " . Puis les pyroscaphes à aubes et à vapeur font alors leur apparition  dont le "Ville de Nantes ". Tous les bateaux et voyageurs se croisent au pied des pontons...

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Il existe enfin depuis longtemps aussi les " Inexplosibles " à vapeur mais aussi à basse pression . Ils remontaient par la Loire, Angers , Saumur, Tours, Chinon et autres arrêts  jusqu'à Orléans . C'est le Chemin de Fer de Nantes ( la S.N.C.F. actuelle ) dont  " Monsieur  Briau  " ingénieur des mines a réalisé Nantes-Orléans pour l'état, puis Nantes- Pornic et Saint Gilles Croix de Vie pour son compte personnel, qui a sonné le glas de la navigation voyageurs de Loire .  Le " Palais Briau " à Varades visitable aux " journées du patrimoine "  montre la similitude de mode de vie  entre Monsieur Briau et J.S.Voruz tous deux industriels et épris de nouvelles techniques à la fin du XIX ème . Dans le même esprit, le sculpteur Lemot avait créé un univers comparable à la Garenne Lemot à Gétigné près de Clisson . 

Les Bacs au Migron, Couéron, Basse-Indre et à Nantes au-dessus des Chantiers ( en attendant le Pont à transbordeur inauguré en 1903 ) croisaient la route des voiliers et bateaux à moteurs qui descendaient ou remontaient l'Estuaire . Notre grand père a connu et croisé également les bacs tirant une charrière pour faire traverser les premiers camions . Les arrivées de ces bacs étaient souvent mouvementées et risquées pour les passagers.

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On a remis ces navettes à la mode avec l'aide de la " SEMITAN " . Débaptisées et rebaptisées  " Navibus ", malheureusement ce type de desserte est très peu utilisé comme les vélos appelés " Vélibs "  . L'automobile reste le moyen de locomotion chéri par les nantais, non par esprit de liberté mais parce qu'aucun moyen de locomotion sec, à l'abri, rapide, non dangereux et souple ne peut l'égaler ... la municipalité s'y casse les dents depuis deux décennies sans succès... en vidant hypocritement le centre-ville à coups de PV et laissant les banlieues comme Saint Herblain grouiller de véhicules au point d'être bloquées à partir de 16 heures jusqu'à 19 heures 30.

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