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Jean Simon Voruz (1810-+1896).Apogée 1860-1890.

Jean Simon Voruz, fondeur

A la mort de son frère lors des évènements de 1830 (La révolution de Juillet) à Nantes, Jean Simon Voruz s'investit à fond dans l'entreprise sous l'entité J.Voruz Ainé ... Il est naturalisé en 1848 . Il s'autofinance avec l'aide de sa famille suisse et bâtit sa fortune en une génération ... tout en maintenant le savoir faire artisanal de ses débuts . On le ressent dans son comportement comme un génial bricoleur, un "touche à tout"... Il participe dès 1855 à toutes les expositions industrielles nationales ou internationales à Nantes, universelles à Paris . Nantes à ce moment fait sa révolution passant d'une activité commerciale à une activité industrielle .

Depuis 1830, il s'est engagé dans l'expérience de l'école d'apprentissage afin de s'assurer  des ouvriers très qualifiés, il  a favorisé  l'accession aux soins par une caisse de secours mutuelle, leur a donné des méthodes d'épargne ... Il s'intéresse à la vie de la cité, à l'amélioration des conditions de vie des travailleurs et des entreprises ... Il devient un notable,  président du  conseil de prud'hommes, adjoint au maire Ferdinand Favre, il est membre puis président de la chambre de commerce (1864)  et devient député sous le second empire, il est fait chevalier de la légion d'honneur, il participe au projet de canal de la Martinière à partir de 1866, enfin en 1878 il exerce les fonctions de maire d'Aigrefeuille.  

 Il s'appuie sur son entourage familial, ainsi : un Louis Voruz arrivé en 1859 de Suisse et son fils Raoul cousin et neveu, Anthony Voruz né en 1838, ingénieur civil, Fernand Voruz né en 1846, conducteur de travaux de machines qui reprend l'entreprise en 1893, Paul Voruz fils de Fernand qui finira les derniers moments des entreprises à leur nom.

Comme beaucoup de familles aisées, il a investi dans l'immobilier et l'agriculture . Il habite à Launay dans son entreprise à Nantes pour des raisons pratiques de travail, construit sur la prairie aux ducs sa seconde usine (1854), il achète les terrains de La Bernerie en 1845  (Villa bord de mer), s'agrandit vers 1850, il investit dans l'agriculture avec des procédés industriels en 1870 sur Montbert ( Biens de son épouse), achète et crée sur 10 hectares au-dessus de la Maine à Aigrefeuille un parc à l'anglaise avec un chalet en bois ( acheté lors d'une exposition universelle, ce chalet sert de maison de campagne, où il est de bon ton d'y recevoir ) . Ceci n'est pas sans rappeler des similitudes ... Il y a des modes parisiennes, nantaises, les patrons se copient ... Exemple : Le palais Briau à Varades, réalisé par cet ingénieur des chemins de fer qui construisit la ligne Orléans-Nantes pour l'Etat, puis pour son compte, les lignes Nantes-Pornic et Nantes-St Gilles Croix de vie, je crois ... (jamais rentables et finalement revendues à l'Etat) . Les pavillons du jardin des plantes de Nantes , comparés au pavillon de gardien du parc " Briau " ont une telle ressemblance que la copie en architecture à l'époque est aussi flagrante qu'aujoud'hui. 

 Enfin, survient l'achat du chateau de Briord à Port St Père ( 1885 ) pour 520000 francs auquel il ajoute une aile, refait des couvertures, y installe le chauffage central, l'électricité.

  Il avait  consolidé son entreprise par le mariage de sa fille Emma avec Gustave Etienne (1867), négociant en raffinage de sucre associé aux Say . Mais en 1873 le décès de Gustave Etienne survient et  il devient le tuteur de Jean Baptiste Etienne, son petit fils à qui tout reviendra . Il achètera pour celui-ci le chateau de Briord, le rénovera, s'y installera et passera de plus en plus de temps en ce lieu , ... il y décèdera le 27 Octobre 1896.

Une rue fut inaugurée à son nom près de la prairie aux ducs à Nantes ... elle disparut lors de remblaiements, et finalement et justement, une rue contrairement à ce que j'avais affirmé portera son nom sur l' Ile de Nantes ... Cela n'est pas usurpé, la rue eut pu être plus grande mais c'est déja bien ! Les patrons même paternalistes n'étaient plus à la mode depuis un certain temps ... Peut-être un jour ... seront-ils mieux considérés ?

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Date de dernière mise à jour : 20/05/2013